Cascade de photos...
Argentine 2009
Quelques photos ....

2 ans de préparation ont été nécessaire pour mener à bien ce  formidable projet, une belle aventure pour ces jeunes, une ouverture sur le monde, une expérience très enrichissante
voir dans articles de presse
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COMPTE RENDU VOYAGE D'ETUDE ARGENTINE DE LA CLASSE BAC PRO CGEA
 DU 11 NOVEMBRE AU 07 DECEMBRE 2009

Ce compte-rendu est la retranscription du compte-rendu public qu’on réalisé les élèves.
Celui-ci s’est déroulé le 11 février en soirée, en présence de nombreuses personnes :
- les partenaires,
- les élus des collectivités territoriales,
- les anciens élèves,
- de nombreux acteurs du monde agricole et rural.

Cet exercice de « grand oral » était avant tout pédagogique.
Nos élèves vont passer le BAC Pro dans quelques mois et l’oral est présent.
Il nous a donc semblé indispensable de faire partager notre séjour d’étude argentin à l’ensemble du monde agricole, mais de le faire partager en alliant l’aspect partage et l’aspect pédagogique. Ce dernier point a toujours sous tendu ce projet.
Ce sont les élèves qui ont rencontré les partenaires financiers de ce séjour. Ils ont du les convaincre, leur expliquer, argumenter…

Ils ont réalisé de nombreuses actions pour limiter le coût de ce voyage : coupe et vente de bois, vente de vin, vente d’ail, … Ils ont participé à de nombreuses manifestations pour faire connaître leur projet : foires agricoles, Fête de la Terre, foires de printemps, …

Ce «grand oral» fut un exercice très formateur. Nos jeunes ont pu expliquer leur vision, leur vécu. Suite à leur exposé, vous trouverez donc, ci-joint, les textes correspondants.

Un échange s’est engagé avec la salle. Les élèves ont pu à ce moment-là prendre l’ampleur de la fascination qu’inspire ce grand pays agricole. Certes, ils n’ont pu répondre à toutes les questions. En effet, qui peut prétendre prendre l’ampleur du monde agricole, dans un pays cinq fois et demi plus grand que le nôtre, en quatre semaines ?
Mais ils ont apporté de très nombreux éclairages sur des problématiques d’actualité telles que la culture des OGM, la place de l’eau dans le monde rural, la place du petit producteur, la mondialisation des échanges, l’état et l’agriculture, les coopératives, les syndicats, la rentabilité.

Les jeunes ont pu discuter avec des agriculteurs pendant de longues heures : semis direct, fumures, protection des cultures… mais aussi politique agricole. Les argentins nous ont posé beaucoup de questions sur la PAC et la politique agricole.

CONCLUSION :

Fruit de trois années de préparation, ce voyage de découverte de l’agriculture argentine fut une réussite. Encadrés par nos homologues argentins, les E.F.A., nous avons pu découvrir de nombreux aspects de ce pays, loin des images d’Epinal que nous avions.
Les jeunes ont vécu pendant 4 semaines comme de jeunes argentins.
Ce voyage est le second de notre M.F.R. en Argentine. A l’issue du premier voyage réalisé en 2006 trois élèves étaient revenus réaliser leurs stages de six mois en Argentine. Aujourd’hui, l’un d’eux est devenu propriétaire dans ce pays.

De réels liens se sont créés avec les écoles argentines. Les contacts restent nombreux avec elles, mais aussi avec les acteurs du monde agricole : coopératives, exploitants, … Certains jeunes envisagent eux aussi de faire leur stage en Argentine.
Ils sont toujours en contact via internet.

Deux nouveaux projets sont en route : c’est à la E.F.A. d’Intiyaco que nous avons décidé de lancer le projet de filtre à roseaux, en accord avec les administrateurs argentins.
Pendant 2 jours, nous avons, ensemble sur le site, préparé le travail.
Le projet est à la charge des BAC PRO 1ère année. Il va être réalisé par internet pour les
plans avec l’aide d’un installateur spécialisé, M. Thierry Duval, en mars/avril 2010.
On fait confiance à la très bonne technicité argentine. Cette réalisation faisait partie de notre projet.

Un autre serait de faire venir les élèves, moniteurs et administrateurs de la E.F.A. de La Sarita qui nous ont si bien accueilli, et qui ont vraiment envie de venir en France mais les finances leur manquent. Il faudra les aider.

REMERCIEMENTS :

Nous tenons à remercier l’ensemble des partenaires suivants qui ont cru en notre projet :
- La F.N.S.E.A.
- M ; ET Mme BOUDET
- M. et Mme LABORIE
- Les communes de : Castelsarrasin, Castéra-Bouzet, Cazals
- Les entreprises : Calibux, Absager, Darroux, TP Bessolles
- Le Crédit Agricole de Montech
- Les CUMA du Tarn & Garonne
- Les Chambres d’Agriculture du Tarn et du Tarn & Garonne
- Qualisol
- M. DUTOURON
- M. BOUSQUET
- M. CAVALIE
- M. MACABIAU
- La M.F.R. d’Escatalens.

Nous, jeunes de la MF.R. d’Escatalens tenons aussi à remercier les E.F.A. argentines.
En effet, sans elles, sans leur accueil, leur soutien, leur confiance, jamais nous n’aurions pu entreprendre un tel voyage. Ils nous ont ouvert beaucoup plus que le monde agricole et rural argentin ; ils nous ont accueilli comme des amis.

Merci à Olga, Luis, Julia, Miguel, Raoul, Irma, Daniel, Cocho, …

Les élèves :
BEQUIE Damien,
BRIAN Vivien,
CORNET Nicolas,
DEL MARCO Ludovic,
DELFAU Thomas,
LABORIE Lilian,
MALBREL Jérôme,
MAYBON Cyrille,
PECHVERTY Vivien,
VERGNE Bastien.
Les accompagnateurs :
ESCALETTE Vital : membre du C.A. de la MF.R. d’Escatalens et membre du C.A. de la Fédération Régionale des M.F.R. de Midi-Pyrénées.
MANAUT Yannick : technicien chez Qualisol.
GUILHEM Francis et ESPERE Luc : formateurs à la M.F.R. d’Escatalens.

ITINERAIRE :

10 novembre 2009 : départ via Londres
10 au 14 novembre : Buenos Aires : visites culturelles et découverte de la ville
(13 millions d’habitants)
14 au 22 novembre : région de Santa-Fé, ville de Reconquista
Rencontre avec nos correspondants argentins de la E.F.A. La Sarita
Visites d’exploitations agricoles, de coopératives, …
Rencontre avec les acteurs du monde rural argentin
Découverte du fleuve Le Parana
23 au 25 novembre : région de Santa-Fé, ville de Villa Ocampo
Visites d’exploitations agricoles et découverte de l’agriculture tropicale :
coton, canne à sucre, …
Rencontres avec les jeunes de la E.F.A. de Villa Ocampo
26 au 28 novembre : région du Choco, ville de Charata
Visite de l’exploitation de M. Listello, agriculteur originaire du Tarn & Garonne
et installé en Argentine depuis plus de 20 ans
29 novembre au 03 décembre : Cordillère des Andes, ville de Monteros
Découverte du milieu montagnard andin.
04 au 06 décembre : Buenos Aires
07 décembre : retour à Escatalens.


SOMMAIRE

I – LA CULTURE
II – DEUX REGIONS : SANTA FE ET LE CHACO
III – DES PROBLEMES
IV – LES COOPERATIVES
V – LES AIDES

Préambule :
Lors de la restitution publique, les élèves ont présenté, soit par groupe de deux ou seuls, en interaction, un certain nombre de thèmes.
Ici sont présentés les synopsis. Cet oral s’est fait sans texte, donc ici n’est présentée que la trame.

I – LA CULTURE :  DELFAUThomas / LABORIE Lilian

Le culturel en cinq thèmes :
- l’esprit associatif
- la religion
- l’alimentation
- la musique – l’ambiance
- le savoir-vivre argentin
- ce qui reste des années de dictature.
(Ces derniers thèmes ont été présentés seulement à l’oral lors de la
restitution).

L’esprit associatif :
L’esprit associatif, c’est un moyen d’entraide. De nombreuses associations en Argentine qui sont présentes dans tous les secteurs (sportif, éducatif, économique, professionnel culturel, …).
Nous allons vous parler de deux exemples :
Les tisseuses «de la Oveja à la Nadeja» : «du mouton à la matière».
C’est une association qui a réussi à se développer grâce à quelques femmes qui ont perçu des allocations de l’état, qu’elles ont regroupé ensemble. Ces aides ont permis un investissement dans le matériel pour le tissage de la laine et la fabrication de produits artisanaux. Ces femmes ciblent une clientèle de visiteurs pour vendre leurs produits en direct (bonnets, écharpes, tapis, ponchos). Elles font également des marchés dans les grandes villes.

Autre exemple : les E.F.A. sont l’équivalent des M.F.R., ce sont des écoles du niveau secondaire dans « le campos » pour former les jeunes ; elles ont pour but d’éduquer les jeunes à devenir citoyens. On a vu que les E.FA. sont partenaires des petites et grandes associations pour leur développement.
L’E.F.A. de La Sarita, où nous étions, a été aidée dans sa création par un prêtre. D’ailleurs nous allons maintenant vous parler de la religion, aspect important de la vie argentine.

La religion :
Le catholicisme est omniprésent, dans tout le pays. A chaque entrée de village on trouve des symboles religieux (Croix, Christ, Vierge).
Sur chaque place de village il y a l’église et au centre de la place du village la statue du fondateur de l’Argentine.
Avant chaque repas dans certaines E.F.A., on a assisté à la bénédiction du repas, mais elle est laissée libre à chacun.
On nous a aussi dit que l’Eglise avait beaucoup protégé les E.F.A. pendant la dictature.

L’alimentation :
Pour continuer dans les E.F.A. les repas sont simples et équilibrés, souvent réalisés à partir des productions de l’école. En Argentine, on consomme beaucoup de viande essentiellement : vache, porc, poulet et aussi poisson mais il est cher.
L’alimentation est peu variée, est souvent salée, qui dit salée dit soif : on s’est souvent retrouvé à boire un coup entre nous et les argentins, ce qui facilite les échanges !

La viande est très cuite (très culturel car typique au latin), pour éviter les maladies, pour tuer les bactéries. Les « assados, choripans » sont des plats typiques avec lesquels nous nous sommes régalés.
Les argentins boivent une infusion qu’ils appellent « maté », cela favorise la digestibilité, fait essentiellement avec la plante appelée le maté.
Les «empanadas» sont une spécialité argentine : c’est un chausson avec différentes saveurs : jambon, fromage, viande, c’est un peu la base de l’alimentation.

Les pizzas, les glaces sont souvent sur les cartes de restaurant, cela s’explique par une présence d’italiens assez importante.
L’Argentine est un pays latin qui vit le soir : ils sortent souvent pour se retrouver entre amis.
Avec le problème de l’eau, les argentins consomment davantage de sodas et de cerveza.
Sinon ils l’a font bouillir. En effet, certaines écoles reçoivent l’eau potable par camion citerne mais de façon irrégulière.

II – DEUX REGIONS : SANTE FE ET LE CHACO      BRIAN Vivien / DEL MARCO Ludovic

Nous allons vous parler des techniques agricoles sur les deux régions que nous avons visité : la région de Santa Fé et Chaco.

Santa Fé : région humide. Une immense plaine du Parana à quelques kilomètres du Parana un des plus grands fleuves du monde et pourtant pas d’irrigation. On est dans un climat semi tropical ;
Nous avons vu plusieurs agriculteurs :
Céréaliers : trois frères avec 3 000 hectares, deux éleveurs naisseurs : 1 700 bêtes et 2 000 hectares et un avec 7 000 bêtes et 20 000 hectares.
Un bio avec 70 hectares qui veut installer son fils sur son exploitation.
Plusieurs petites exploitations avec 30 hectares : ils vendent du miel et font l’élevage de chèvres. Ces éleveurs vivent mal car ils ne peuvent pas s’agrandir et ils n’accèdent pas à l’électricité. Ils sont obligés de faire pâturer les bords des routes.
Il y a trois types d’exploitations :
- 30 ha et moins
- 2 000 à 4 000 ha en cultures (performantes, techniques, …)
- les très grandes exploitations qui sont assez coupées des autres.

Dans cette région, les cultures sont le soja et le tournesol. Ce n’est pas une région à blé mais ils en cultivent quand même mais avec un rendement de 3 T/ha, il ne sert que pour la rotation.
La seconde région est celle du Chaco, qui est plus à l’ouest.
C’est une région sèche au climat semi tropical.
Nous avons un agriculteur français qui a 2 100 hectares et 700 bêtes qu’il engraisse.
Il cultive le sorgho pour l’aliment des veaux et le soja car c’est la culture qui se vend le mieux ; la rotation qu’il a en place est sur 11 ans : 6 ans de prairies et 5 ans de cultures.

Les techniques agricoles sont les mêmes dans les deux régions. Les outils sont tous traînés semis direct et rouleaux hacheurs pour couper les végétaux.

Les agriculteurs ont peu d’outils (semis direct + rouleaux, pulvé automoteur et certains ont des moissonneuses) et d’autres font appel à l’entreprise qui est importante dans les deux régions et peu coûteuse : un ordre de prix 3 € /ha pulvé et 7 €/ha par l’avion, 14 €/ha pour la moisson.

On a parlé avec M. Listello, qui avait deux tracteurs sur l’exploitation et 1 semis direct,
1 tracteur pour semer et 1 pour l’aliment des bêtes.

En traitement, il y a principalement le glyphorate, car leurs cultures sont OGM et donc elles résistent au glyphorate. On a vu quelques produits fongicides et un produit de traitement de semence : le gaucho autorisé en Argentine. On a aussi pu constater l’apparition d’une nouvelle technique qui a moins de 3 ans, la presse à balles rondes pour stocker du foin pour alimenter leurs vaches lors de la sécheresse, sinon elles pâturent.
Un agriculteur nous a dit qu’il y avait 30 000 vaches mortes dans la région car il n’avait pas plu depuis 10 mois et leurs bêtes sont mortes de faim et de soif.
Ils font des apports d’azote au semis qui sont faibles, moins de 100 U d’azote et de phosphate.

Ils font des couverts végétaux pour garder l’humidité dans le sol car ils ont un déficit hydrique tous les ans environ de 300 à 500 mm.

III – DES PROBLEMES :
             CORNETNicolas / MALBRELJérôme

L’Argentine, comme de nombreux pays, est aujourd’hui confrontée à certains problèmes dans le monde rural.

Un des premiers que nous avons rencontré est celui de la pollution de l’eau.
La pollution : problème majeur en Argentine.
Les premiers jours à Buenos Aires les plages étaient couvertes de poissons morts et de détritus.
Au cours d’une discussion avec deux argentins, nous avons appris qu’ils avaient de l’eau de très mauvaise qualité à cause de pollutions en tous genres.
De plus, les nappes phréatiques superficielles peuvent être salées. Elles sont polluées d’où des forages kilométriques.
On a pu constater dans une E.F.A. que les égouts étaient rejetés dans le fossé à 4 m de la prise d’eau. Pour améliorer cela, des contacts on été pris pour monter un filtre à roseaux dans l’E.F.A.

La déforestation : il y a deux sortes de déforestation, même si à la fin elles se rejoignent.
La première, pour mettre en place des cultures de céréales et prairies.
Cependant ils doivent laisser 10 % de forêt.
Les animaux sauvages sont expulsés plus loin ou disparaissent, ou sont tués par les chasseurs. De nombreux chasseurs étrangers viennent chasser en Argentine. Ils sont peu aimés : «matar para matar». Ils ont tué le chien du directeur de la coopérative mais ils laissent aussi beaucoup d’argent. Des domaines ont été reconvertis. Nous avons visité une chasse où les cerfs sont sélectionnés sur leur ADN pour avoir de beaux bois.

Un autre problème dans ce type de déforestation : comment font les micro exploitants pour faire pâturer leurs animaux ? Ce sont souvent des indiens ou des métis, les premiers propriétaires sans titre de propriété.
Il y a donc des arrangements plus ou moins forcés entre ces gens et les nouveaux exploitants agricoles.
En effet, on a rencontré un de ces micro exploitants (17 ha). Nous avons discuté avec lui de ses difficultés. La ligne électrique passe à 10 m de sa maison. Il ne peut se payer le raccordement. Il a l’électricité grâce à des batteries et 1 petite plaque photovoltaïque.
De plus, ces micro exploitants ont aussi du mal à s’agrandir, faute d’argent, ils ne peuvent acheter de terres. Les banques ne leur prêtent pas d’argent. Les gros propriétaires s’emparent des terres à vendre.

L’autre type de déforestation est lié à l’exploitation simple du bois (la Forestal en Argentine). Cette exploitation du bois se fait sans replanter, sans vision à long terme, en écrasant les jeunes arbres pour exporter les bons.
Ce type d’exploitation entraîne un lessivage des sols, les repousses sont mangées par le bétail errant, la nappe phréatique disparaît, la température augmente.
Et même les gens manquent d’eau pour boire. Cela entraîne donc dans certaines zones un exode massif de la population vers la ville.

Autre sujet lié à l’environnement : les OGM : ordinaires en Argentine, brûlés en France. Dans cet immense pays, cela est comme çà, c’est un état de fait, un mode de culture autorisé chez eux et interdit chez nous.

Les OGM concernent le coton, le soja, le maïs. Il ne nous a été présenté, par le monde agricole, que les atouts de cette culture, même si la rencontre avec un agriculteur bio prouve que ce thème fait débat chez eux aussi.

IV – LES COOPERATIVES :               MAYBON Cyrille

Dans la région de Reconquista, c’est une coopérative qui a le monopole ou presque sur les productions agricoles. Cette coopérative fonctionne à peu près comme chez nous.
Les agriculteurs apportent des parts sociales. Il y a un Conseil d’Administration.
Des différences cependant : l’agriculteur doit vendre toutes les céréales à la coopérative à 100 %.
Il y a un centre de formation pour les futurs administrateurs.
Sinon cette coopérative possède 12 dépôts en zone rurale et un siège central à Reconquista. Les dépôts n’ont pas de stockage.
Cette coopérative s’est beaucoup diversifiée. Elle possède des supermarchés en zone rurale. Elle vend du carburant avec YPF. Elle produit de l’alimentation pour les animaux,
y compris des farines de viande. Elle produit de l’huile (soja).
Le bois sert souvent de combustible. Les dépôts sont peu achalandés en produit phyto et les techniciens sont peu nombreux, ce qui pose, nous a-t-on dit, des problèmes.
Dans le Chaco, un autre agriculteur nous a dit qu’il faisait lui jouer la concurrence. Il faisait aussi partie d’une suite de groupement d’achat.

En tout cas, en Argentine on s’est aperçu que les agriculteurs essayent de s’associer soit en coopérative soit en société et que c’était important pour survivre.

V – LES AIDES :           BEQUIE Damien

Les agriculteurs argentins regardent leur gouvernement comme des adversaires et parfois presque comme des ennemis.
Ils considèrent que les agriculteurs français ont de la chance car pour eux l’Etat les aide.
Chez eux, l’Etat perçoit une taxe de 20 à 40 % sur les exportations. Cette taxe est variable, ce qui, comme tous nous l’ont dit, est un problème car elle conditionne les assolements. On ne cultive pas ce qui est trop taxé. Comme on ne le sait pas à l’avance, on a peur.
Ils pensent aussi que cet argent est mal utilisé. Pour eux, cet argent part pour nourrir Buenos Aires ou est tout simplement volé.
Un agriculteur nous a dit qu’avec l’argent collecté dans le Chaco l’an dernier on aurait pu mettre l’eau potable chez tout le monde.
On a beaucoup parlé avec eux de l’Europe qu’ils connaissent en fait très mal.
L’agriculture ne reçoit pas d’aide.
Aussi, à 10 km du Parana, c’est peu irrigué ; à 80 km, il n’y a pas d’eau potable pour les gens et les animaux. L’électricité est produite avec du bois.
Les argentins payent peu de taxes. L’essence, les cigarettes, les repas ne sont pas chers, mais les routes sont des pistes en terre. Dès qu’il pleut, le trafic s’arrête. Cela nous a beaucoup gêné pendant le voyage. Il faut regarder la météo avant de partir et espérer qu’on pourra passer ou revenir. Pareil pour les camions.
Par contre, on nous a montré que l’Etat aide les petites structures : micro sociétés, micro coopératives. Dans beaucoup de villages, on a vu des constructions neuves, toutes identiques. Elles ont été réalisées avec l’aide de l’Etat pour les plus pauvres.
COOPERATION AVEC L 'ARGENTINE

LE VOYAGE Novembre et Décembre 2009

Objectifs :
 Découvrir l’agriculture en Argentine en vivant pendant 1 mois au cœur du monde rural
 Aider les E.T.A en Argentine (Projet d’épuration des eaux)
 Etudier un système libéral inscrit dans la mondialisation de l’économie
 Découvrir une démocratie naissante encore blessée par des années de dictatures
 Découvrir une autre sphère de gestion de la vie quotidienne
 Découvrir les oppositions des cultures :
• Le monde rural argentin blanc d’origine européenne
• Le monde indigène
 Rencontrer les jeunes en formation
 Découvrir un autre environnement et ses problèmes

Réalisation
La première partie du voyage s’est déroulée dans le Nord Est Argentin dans la province de Santa Fé, à Reconquista, à Villocampo et dans le Chacos à Charata en zone agricole.
Nous étions accueillis par l’organisation des EFA Maisons Familiales Argentines, sœur des nôtres qui se battent pour maintenir un système scolaire performant de niveau secondaire au cœur des zones agricoles où seule l’école communale existe mais pas toujours. Les EFA ont un grand rôle au niveau de regroupement des agriculteurs créateurs de coopérative lobbying politique.
Les jeunes ont été en communication durant 3 ans avec une école
Les jeunes ont participé à la vie comme s’ils étaient en France dans 3 écoles agricoles.
Ils ont dû parler en Espagnol.
Ils ont visité et des exploitations de 3 à 4 ha., des exploitations de 2000 à 3000 ha; des exploitations de 20000 ha. Ils ont pu constater l’énorme fossé qu’il existe dans cette société rurale. Ils ont surtout beaucoup discuté avec les agriculteurs. C’est une agriculture bio et traditionnelle .
Le monde para agricole n’a pas été oublié :
 Petite coopérative
 Conglomérat de coopérative
 Négociant privé
 Constructeur mécanique de niveau mondial comme artisanal
Un part importante a été consacrée au culturel :
 Visites guidée de la ville de Reconquista
 Musées, peintures et civilisation indienne
Les élèves ont été marqué par les silhouettes peintes sur les trottoirs avec un simple prénom, disparitions évoqués par des syndicalistes des petits producteurs, des agriculteurs bio, des moniteurs, des artistes.
Ils ont pu rencontrer des hommes politiques importants de tout bord politique.
Une part importante a été consacrée au problème de la déforestation, au problème de l’énergie (des usines importantes fonctionnent encore au bois à 10 kms d’un des plus grand fleuve du monde, un barrage existe mais il est non équipé).

UNE PLACE IMPORTANTE POUR NOTRE PROJET
.

L’eau est un problème crucial. Des villages, des écoles n’ont plus d’eau pour boire depuis 3 ans (assèchement des nappes, déforestations, eaux salées qui remontent, pollution) ; ils sont ravitaillés parfois par camion à 80 km du Panama mais l’état ne fait rien.
Autre problème : les eaux usées sont renvoyées directement dans la nappe à 20 à 30 m des puits déjà malades.

Notre école est spécialisée dans l’épuration par les filtres à roseaux. On a pris un bon contact avec une E.F.A, des échanges ont été fait sur le site. Le projet va se réaliser grâce à Internet.

Le reste du voyage a été la découverte des sites et de la riche plaine du Piémont. Cette partie a été plus ludique mais aussi plus sportive.


PROJET POUR LES EFA (équivalent des MFR en France)


La situation en Argentine :
Le projet au nord de la région de Santa Fé dans une zone très marquée par la déforestation.
Cette zone vit actuellement une sècheresse importante. Les nappes phréatiques d’eau douce(beaucoup de nappes sont salées) connaissent une baisse terrible. Le peu d’eau qui reste est pollué par des rejets d’eaux usées..
Les eaux d’égouts sont rejetées dans des fossés à quelques mètres des puits .C’est une région très pauvre, il y a des domaines de 300000 hectares. mais la plupart des paysans ne possèdent que quelques hectares.
Dans cette EFA sont scolarisés les enfants des paysans. Les formateurs, les parents sont très motivés et très réceptifs à ces techniques bios. Ils sont très compétents techniquement dans ces domaines. Ils développent des productions de miel « car les abeilles se jouent des clôtures », des cultures bios au sein de micro coopérative. L’eau potable est apportée par camion citerne de 100 kms une fois par semaine.
Cette technique d’épuration par les plantes est intéressante car elle ne demande aucune énergie. Il n’y a pas d’eau libre comme dans une station classique donc pas de moustiques porteurs de dingue et autres calamités. Le climat est favorable car il y a une pousse toute l’année. Cette technique peut être réalisée par soi-même. L’eau pourra être rejetée sans danger et profitera aux végétaux (fruits, fleurs…)
Lors de notre voyage, nous avons donc pris contact avec l’EFA, nous avons expliqué le système, ils ont été très intéressés et partants dans ce projet.
Deuxième étape, par internet, nous leur ferons parvenir les plans de réalisation , travaux faits avec la classe de BAC PRO CGEA 1ère année (les élèves de première année i prennent le relais afin de pérenniser le projet et aider nos concitoyens argentins) et Monsieur DUVAL, installateur de filtres à roseaux depuis des années, ancien élève de notre MFR.